Le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), dirigé par l’ancien chef de l’État Laurent Gbagbo, a catégoriquement rejeté toute idée de négociation avec les autorités ivoiriennes en vue d’une éventuelle participation au prochain gouvernement.
Dans un communiqué officiel signé par son président exécutif, Sébastien Dano Djédjé, le parti a tenu à clarifier ce qu’il qualifie d’« interprétations erronées et délibérément manipulées » de propos récemment tenus par l’un de ses cadres.
Une mise au point après des rumeurs persistantes
Ce démenti intervient après la vague de spéculations apparue le vendredi 16 janvier 2026, à la suite d’une interview accordée par l’ambassadeur Emmanuel Ackah à la chaîne de télévision privée 7info.
Selon la direction du PPA-CI, certaines déclarations du directeur de cabinet de Laurent Gbagbo, également coordonnateur général de l’Initiative pour la libération des prisonniers d’opinion (ILPO), ont été sorties de leur contexte et volontairement déformées.
Ces interprétations ont laissé croire à l’existence de discussions politiques entre le PPA-CI et le pouvoir en place, ouvrant la voie à une hypothétique entrée du parti dans l’exécutif. Une lecture que la direction du mouvement balaie fermement.
Dans le communiqué, le parti précise que « les propos de l’ambassadeur Emmanuel Ackah s’inscrivent exclusivement dans le cadre de sa mission liée à la libération des prisonniers d’opinion », une démarche qualifiée d’humanitaire, républicaine et conforme à l’engagement du PPA-CI en faveur des libertés publiques et de la paix civile. Le texte insiste sur le fait que ces déclarations « ne sauraient en aucun cas être assimilées à un ralliement politique, à une reconnaissance du régime en place ou à une participation gouvernementale ».
Une ligne politique jugée intangible
Le communiqué rappelle également que la position du PPA-CI sur le quatrième mandat du président Alassane Ouattara demeure « claire, constante et non négociable ». Le parti réaffirme son opposition à ce qu’il considère comme un mandat illégitime et insiste : « le PPA-CI n’est en négociation avec aucun pouvoir ».
Plus encore, la formation politique affirme qu’elle « n’entrera jamais dans un gouvernement issu d’un braquage électoral », soulignant ainsi la permanence de sa ligne d’opposition.
Face à ce qu’elle décrit comme des tentatives de manipulation et d’instrumentalisation, la direction du PPA-CI appelle ses militants, sympathisants et l’opinion publique à la vigilance, estimant que ces manœuvres visent à fragiliser le parti et à entretenir la confusion.
Le communiqué conclut en réaffirmant que le PPA-CI demeure « dans une opposition ferme, responsable et déterminée au quatrième mandat » et poursuit son combat pour la libération de l’ensemble des prisonniers d’opinion en Côte d’Ivoire.
