Longtemps considéré comme l’un des piliers du Parti démocratique de Côte d’Ivoire, Maurice Kakou Guikahué traverse aujourd’hui l’une des périodes les plus délicates de sa carrière politique. Battu dans son propre fief de Gagnoa lors des législatives du 27 décembre dernier, l’ancien bras droit d’Henri Konan Bédié semble payer au prix fort sa prise de distance avec la ligne officielle du parti et son opposition frontale à Tidjane Thiam, actuel président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).
Ce 7 janvier 2026, au lendemain du message de vœux adressé par Tidjane Thiam aux militants, Maurice Kakou Guikahué demeure injoignable. Après avoir reconnu sa défaite au soir du 29 décembre, le vice-président du parti avait regagné Abidjan dès le lendemain, le 30 décembre, afin de passer les fêtes de fin d’année en famille. Un silence prolongé qui contraste avec le rôle central qu’il a longtemps occupé au sein du vieux parti, et qui alimente les interrogations sur son avenir politique.
Figure historique du PDCI, longtemps perçu comme un « gardien du temple », Guikahué se retrouve désormais fragilisé, à l’écart d’un appareil partisan engagé dans une nouvelle phase de recomposition. Sa défaite électorale apparaît ainsi comme le symptôme d’un rapport de force interne désormais défavorable à ceux qui contestent la nouvelle direction.
