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Vice-Premier ministre : simple promotion ou préparation de l’avenir pour Téné Birahima Ouattara ?

Promu le 23 janvier, le ministre de la Défense et frère du chef de l’État voit son périmètre d’action s’élargir. Une élévation au sommet de l’exécutif qui relance, dans l’opinion, les débats sur l’après-Alassane Ouattara, alors que le président entame son quatrième quinquennat.

Davantage exposé, désormais en première ligne. Téné Birahima Ouattara, ministre de la Défense depuis mars 2021 et frère du président Alassane Ouattara, a été nommé vice-Premier ministre à l’issue d’un remaniement a minima annoncé le 23 janvier. Cette promotion le propulse au rang de numéro deux du gouvernement, derrière Robert Beugré Mambé, reconduit à la primature deux jours plus tôt.

« Cet honneur m’engage à travailler avec loyauté, responsabilité et dévouement, au service de l’État et des populations ivoiriennes, afin de contribuer efficacement à la mise en œuvre de la vision de paix et de développement de notre grande Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré sobrement sur ses réseaux sociaux. Une prise de parole mesurée, alors que nombre d’observateurs voient dans cette ascension protocolaire un possible tremplin vers l’échéance présidentielle de 2030.

« Plus d’efficacité »

Sans ignorer ces spéculations, Téné Birahima Ouattara s’en amuse. « C’est me faire trop d’honneur. On n’en est pas encore là », a-t-il répondu aux journalistes à l’issue du Conseil des ministres du 25 janvier. La question de la succession d’Alassane Ouattara, 84 ans, occupe en effet une place centrale dans le débat public depuis sa réélection fin 2025 pour un quatrième mandat, annoncé comme le dernier.

Dans l’entourage présidentiel, on préfère mettre en avant les compétences du nouveau vice-Premier ministre et l’objectif recherché par cette nomination. La fonction, inédite dans l’histoire politique récente de la Côte d’Ivoire, n’est pas sans précédent : elle avait existé sous Félix Houphouët-Boigny, avec Jean-Baptiste Mockey. « Le but est d’obtenir plus d’efficacité », confie-t-on au sommet de l’État, rappelant que le président a demandé à une équipe gouvernementale largement reconduite « davantage d’ardeur et de dévouement ».