Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 15 mai 2026 à Abidjan, un financement de 103,14 millions d’euros à la Côte d’Ivoire afin d’étendre l’accès à l’électricité à plus de 100 000 foyers et à d’améliorer la qualité des services délivrés dans 18 régions du pays.
D’un coût total de 234,56 millions d’euros, la deuxième phase du Projet de renforcement des ouvrages du système électrique et d’accès à l’électricité (PROSER II) sera cofinancée par la Banque islamique de développement à hauteur de 83,96 millions d’euros et par l’Etat de Côte d’Ivoire pour un montant de 47,46 millions d’euros.
Le projet permettra l’électrification de 244 localités rurales, réparties dans 18 régions de Côte d’Ivoire, ainsi que l’extension, le renforcement et la réhabilitation des réseaux de distribution d’électricité dans le Grand Abidjan, certaines villes de l’intérieur du pays et 12 chefs‑lieux de département. Le PROSER II prévoit ainsi le raccordement de plus de 107 000 ménages au réseau électrique national et l’installation de 74 010 foyers d’éclairage public plus performants et durables de type « LED ». Ces opérations, contribueront à l’amélioration de la sécurité publique, à l’efficacité énergétique et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
« L’approbation du PROSER II marque une étape importante dans le renforcement du système électrique ivoirien. Le projet permettra d’étendre l’accès des populations à une électricité fiable et de meilleure qualité, tout en appuyant le développement économique local et l’amélioration des conditions de vie des personnes bénéficiaires », a déclaré Lamin Barrow, directeur général du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique de l’Ouest.
Le projet appuie l’ambition de la Côte d’Ivoire d’atteindre l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2030, avec un accent particulier sur les zones rurales, les communautés mal desservies et les centres urbains en forte croissance.
Il est aligné sur le Plan national de développement (2026‑2030), le Pacte national Énergie (2025‑2030). Il répond également aux priorités stratégiques du Groupe de la Banque africaine de développement, notamment le Document de stratégie pays 2023-2028 pour la Côte d’Ivoire, sa Stratégie décennale 2024-2033 et ses Quatre Points cardinaux (4PC), notamment le quatrième qui vise à bâtir des infrastructures résilientes au climat et créer une forte valeur ajoutée.
Au‑delà des infrastructures, le projet intègre d’importantes composantes sociales et institutionnelles. Il comprend des actions ciblées sur l’employabilité des jeunes et l’autonomisation économique des femmes dans les zones bénéficiaires, ainsi que le renforcement des capacités des institutions du secteur de l’électricité en matière de planification, de mise en œuvre et de suivi.
Le PROSER II constitue un investissement phare pour le secteur énergétique de la Côte d’Ivoire. Il représente la deuxième phase d’un programme qui a déjà montré son impact transformateur à travers le PROSER I. Cette première phase, approuvée en mars 2020 et en cours d’achèvement, a bénéficié d’un financement de 62,35 millions d’euros de la Banque africaine de développement (40 % du coût total de 156,03 millions d’euros). Elle a permis l’électrification de 1 509 localités (109 % de l’objectif initial), la construction de 9 838 kilomètres de lignes électriques de distribution de moyenne et basse tensions (MT/BT) et la création de 1 527 postes de transformation MT/BT.
Une fois achevé, l’ensemble du projet devrait avoir généré des retombées socio‑économiques significatives, amélioré la fiabilité et l’efficacité du service électrique et soutenu la transition de la Côte d’Ivoire vers un système énergétique plus résilient et à faible émission de carbone.


















