Sorti de la course au titre après une élimination frustrante face au Maroc en demi-finales, conclue aux tirs au but (0-0, 5-6), le Nigeria a su faire preuve de caractère pour terminer la Coupe d’Afrique des Nations sur une note positive. Opposés à l’Égypte lors de la petite finale disputée samedi à Casablanca, les Super Eagles ont une nouvelle fois été contraints d’attendre la séance des tirs au but pour faire la différence, s’imposant finalement sur le score de 4-2 après un nul vierge à l’issue du temps réglementaire.
Alors qu’ils nourrissaient l’ambition de décrocher un quatrième sacre continental, les Nigérians ont vu leurs espoirs s’envoler face au pays hôte. Mais loin de se laisser abattre, ils ont trouvé les ressources mentales et collectives pour remporter la médaille de bronze, la neuvième de leur histoire après celles obtenues en 1976, 1978, 1992, 2002, 2004, 2006, 2010 et 2019.
La rencontre face aux Pharaons a été marquée par un rythme mesuré, un engagement tactique prononcé et peu d’espaces laissés de part et d’autre. Dans ce duel fermé, le Nigeria s’est toutefois montré plus dangereux et plus entreprenant. Les Super Eagles ont cru prendre l’avantage à deux reprises, d’abord par Paul Onuachu à la 38e minute, puis par Ademola Lookman dès le retour des vestiaires, mais les deux réalisations ont été annulées.
Faute de but dans le jeu, les deux équipes ont été contraintes de se départager une nouvelle fois lors de la séance des tirs au but. Plus lucides et plus efficaces dans cet exercice, les Nigérians ont fait la différence pour s’adjuger la troisième place de cette édition de la CAN et conclure leur parcours avec les honneurs.


















